24 décembre 2007
Joyeux Noël à tous
Je vous souhaite à tous un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d'années.
22 décembre 2007
Sur la lande déserte
Sur la lande déserte battue par l’orage
Valeureux guerriers, nous étions des cohortes
Comme crickets que le vent apporte
Ecumants de haine, exsudant la rage.
Vers l’ennemi nous allions au devant
Frappant nos boucliers du plat de l’épée
Clarté d’un message, qui n’annonce la paix,
D’assoiffés de sang, jamais ne s’en privant.
Nos lames étincelantes aux éclairs
Nos rugissements répondant au tonnerre
Nous foulions d’un bon pas la terre
Tous empressés de croiser le fer
Nos yeux brillants de colère contenue
Foudroyait tout vivant qui regardait dedans
Ainsi périssaient sous l’assaut de nos dents
Ceux qu’accablaient nos regards soutenus
Nous arrivâmes dans un village de gueux
Bientôt vers les cieux s’envolèrent les flammes
Suivies de près par les nombreuses âmes
Ravies par les moulinets de mes soldats fougueux
Les femmes violées, les enfants égorgés
Dans les cendres, laissés en sentinelles.
Rien ne pouvait arrêter notre marche mortelle
Ouvrant la route de nos armes en acier forgé.
Au détour d’un chemin, à la nuit tombante
S’éleva devant nous un homme sans crainte
Il ne tremblait pas, n’émettait aucune plainte
Droit, les bras croisés, nous toisant sur la sente.
Je m’avançais jusqu’à lui, la main sur la garde
Il ne portait pas d’épée, je ne voyais pas de dague
Mon armée derrière moi s’agitait en vagues
Quand je vis à sa hanche, la lyre du barde.
D’une voix forte il me dit que j’avais tort
Que la guerre, au grand jamais, ne résout rien
Que la vie ici-bas est notre seul vrai bien
Que par le vent de la haine, nul navire n’atteint le port
Que nous devions retourner vers nos femmes
Pour célébrer avec elles, le miracle de la vie
Déposer des baisers sur les joues de nos enfants ravis
Eteindre dans nos cœurs cette haineuse flamme.
La pluie enfin cesse, apparaît un rayon de soleil
Avant qu’il ne soit mort, dernier sursaut de l’astre
Pour le poète ultime vision avant le désastre
Quand s’écoule sur le sol son sang vermeil.
J’essuie ma lame sur ses vêtements trempés
Nul homme ne peut me dicter ma conduite
Nulle armée ne peut nous conseiller la fuite
Comment a-t-il pu, à ce point, se tromper ?
Pour monter le camp, la place paraît bonne
Auprès du feu tous rassemblés en silence
Nous aiguisons nos lames, le fer de nos lances
Tandis que dans ma tête les paroles résonnent
Au matin de grisaille, la troupe se lève
Le temps semble bien triste, la lande bien grise
Sur le corps du poète souffle la mordante bise
Qui fait chanter la lyre comme dans un rêve.
Fort de ce funeste présage, l’aruspice nous prévient
La mort nous rode autour, nous sentons le malheur
De la divine poésie nous avons tué le serviteur
Et nous pourrions payer bien cher cette erreur.
Nous sommes donc revenus sur nos terres aimées.
Nous avons embrassé nos enfants, couché nos femmes,
De la guerre s’est éteint le grand vacarme.
Elles avaient germées les graines qu’il a semées.
Souvent quand vient la nuit je repense au poète.
Que ne l’ai-je écouté, pourquoi l’ai-je tué ?
Sur son sort j’avais trop vite statué
Qu’avais-je donc dans la tête ?
Soudain un grand silence sur la place du village
Je sors de ma hutte, une épée à la main
Mais elle s’échappe quand je vois au milieu des gamins
Mon poète souriant, cet homme bon et sage.
Depuis parmi nous il vit, la mort l’ayant épargné
Il anime nos soirées et a pris ma sœur pour femme
Jamais sur mon geste il n’a émis de blâme
Mais je doute qu’aucun ne mesure ce qu’il nous a fait gagner
17 décembre 2007
Conseils utiles
Je relais un message qui me semble digne d'inérêt, chacun jugera...
"Message à faire suivre sans modération pour le bien du plus grand nombre
Pour une fois des trucs intelligents à faire suivre !!!
> 1 Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la
route, les bless��s ont un téléphone portable sur eux. Toutefois, lors des
interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables
de contacts.
> Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans
son répertoire, la personne à contacter en cas d'urgence sous le même
pseudonyme.
> Le pseudonyme international connu est « ICE » (= In Case of Emergency).
> C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter,
utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers
secours.
> Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1,
ICE2, ICE3, etc.
> Facile à faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup.
> Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message
afin que cela rentre dans les moeurs.
> 2 Accident Vasculaire Cérébral
> Cela peut servir ! Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être
sauver une vie ...et contribuer à faire connaître le danger que représente
l'Accident Vasculaire Cérébral.
> Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute. Elle affirme aux
autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accrochée les pieds à cause
de ses nouveaux souliers.
> Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette.
> Même si elle a l'air un peu secouée, Julie profite joyeusement du reste de
l'après-midi...
> Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa
femme a été transportée à l'hôpital....Julie meurt à 18h.
> Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue. Si les
personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel
accident, Julie aurait pu être sauvée.
> Un neurologue dit que s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois
heures, il peut renverser entièrement les effets de la crise.
> Il affirme que le plus difficile est que l'AVC soit identifié,
diagnostiqué et que le patient soit vu en moins de trois heures par un
médecin.
> Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à
la personne en crise :
> 1. * Lui demander de SOURIRE.
> 2. * Lui demander de lever LES DEUX BRAS.
> 3. * Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil est
magnifique aujourd'hui).
> Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez une
ambulance et décrivez les symptômes au répartiteur
> Selon un cardiologue, si tous ceux qui reçoivent cet e-mail l'envoient à
leur tour à 10 personnes, une vie au moins pourrait être sauvée.
Merci à toutes et à tous ."
09 décembre 2007
Les rois de l'arnaque, défendons-nous !!!
Encore une fois nos politiciens pondent une loi iniques et injuste. A l’initiative de ce texte, le PDG de la FNAC
Vous, qui comme moi, avez acheté des centaines de DVD originaux, ne les avez-vous jamais transformé en DIVX pour éviter de farfouiller dans les étagères alors qu »’il est si facile de les retrouver sur disque dur ? Cette manipulation s’apparente pourtant à de la copie pirate pour ses saigneurs de porte monnaie. Il est vrai que piquer des chansons d’artistes morts pour lancer de jeunes trous du cul et empocher du pognon facile semble pour eux plus louable.
J’ai résolu le problème et je vous engage à faire de même, je n’achète plus aucun média. J’attendrai que les prix baissent, en attendant j’écoute la radio et je regarde les films via les satellites. Quand les tiques du multimédia en auront marre de se taper sur le ventre, nous auront peut-être des tarifs plus raisonnables. Tous unis nous sommes bien plus fort qu’eux ; car si l’argent semble tout acheter, il ne se génère pas tout seul, et sans notre pognon, nos cauchemars s’évanouissent. A moins qu’ils nous pondent une loi pour nous obliger à acheter leur daube…
02 décembre 2007
Le temps des émois
Dans les verts pâturages, les riches prairies,
Nous irons nous rouler ma déesse, ma belle,
Car l’amour, de sa voix de stentor, nous appelle.
Il serait impoli de le laisser marri.
Sous les nuées, insouciantes de nos exploits,
Mettons et remettons cent fois et à deux mains
Notre jeu amoureux, poussons jusqu’à demain
Le ballet de mon corps sur le tien qui se ploie.
Il est enfin venu le doux temps des émois,
Sans que nous cherchions vraiment à savoir pourquoi
Cupidon a sorti une flèche du carquois,
Rendant soudain estival cet automnal mois.
Aimons-nous tendrement ma douce, ma muse.
Puis sur le blanc vélin, de ma main emplumée,
Je tracerai à l’encre ma richesse d’aimer
De ces vers luisants qui te troublent et t’amusent.
Allons plus avant vers ces lointains rivages
Où ne règnent les interdits et les tabous.
Aux voiles de nos yeux avançons vent debout
Pour conserver intact cet amour sauvage.
Et quand son triste dû viendra chercher l’âge,
Qu’il nous trouve encore fièrement enlacés,
S’étreignant avec force nos dix doigts glacés,
Nos yeux levés l’affrontant avec courage.
25 novembre 2007
Femmes, pardon pour eux...
Je viens par cet écrit corriger une erreur.
Des fous, égarés dans leur lubie mystique,
Ont déclaré un jour la femme maléfique
La désignant source de tous nos malheurs.
Je vois pourtant mes frères humains,
Ceux qui mesurent leur intelligence
A l’aune de ce qui pend sous leur panse,
Dans des jeux de vilains finissent souvent leurs mains.
Eux qui accusent de vilenie nos compagnes
Sont bien plus à blâmer à leur jeter la pierre
Pour ces actes qui les rendent si fiers.
Pour une femme le monde est un bagne.
Finissons-en de cette horrible affirmation
Que de prétendus doctes érudits propagent
Ces terribles et laids mensonges hors d’âge
Qui de rage me provoquent des frissons.
Femmes sans qui nous ne serions
C’est à genoux que je vous demande pardon
Par pour moi, mais pour ces cornichons
Il vous a fallu du courage pour que nous naissions.
Femmes, acceptez mes pauvres excuses.
Qu’au moins un homme soit pardonné
N’ayant jamais cru le Verbe donné,
Cette mâle bonne conscience, religieuse ruse.
Femmes pour qui va tout mon amour
Secouez vos chaînes, oubliez cet affront
Levez la tête et faites enfin front
A ces croisés qui croient jouer sur du velours.
Qu’enfin cessent les reproches qui vous accablent
Effaçons ces deux millénaires d’injustices
Dues à un soi disant Dieu et à son fils
Qu’à jamais soit bannie cette fable.
23 novembre 2007
Habemus papam
Regardez le s’agiter dans son bel habit blanc.
De son balcon il ânonne à la foule massée
De sages paroles de paix de sa voix cassée.
C’est qu’il est le Pape, le commandeur des croyants.
Quand de sa plume dorée il fait une bulle,
Celle-ci aussitôt monte au firmament.
Comme un édit divin, un nouveau testament,
Pourtant, souvent, c’est la liberté qui recule.
Dans son palais où il se remplit la panse,
C’est un travailleur acharné de l’inutile.
Parfaitement à l’aise dans l’or qui rutile,
Aux pauvres qu’il dit défendre, il fait offense
Tandis que ces bras dans le ciel dessinent une croix
C’est dans vos poches qu’il puise d’une main leste
Pour entretenir au mieux les barreaux célestes
Véritable prison de l’âme qu’impose la foi.
Croyez-vous vraiment qu’il ait une ligne vers Dieu ?
Tirant du divin conseils pour faire merveilles.
Alors que ce qu’il vise, c’est plutôt l’oseille
Et qu’au répondeur le dernier message se fait vieux.
Au fond de lui il sait l’ampleur du mensonge
Qui prétend rendre meilleure l’humanité.
Mais moi je ne vois la qu’orgueil et vanité
Et une tumeur insidieuse qui nous ronge
Si les Ordres religieux ont été si puissants
N’oubliez jamais que, tout au long de l’histoire,
Des geôles crasseuses aux célestes prétoires,
Ils se sont épanouis dans le sang d’innocents.
17 novembre 2007
On vous enfle avec l'écologie !!!
| Comment un poème qui démarrait plutôt bien part soudain en live ? Des fois, quand gronde la colère,la plume se laisse aller. Si les services publics et les FAI se sentent visés, tant mieux, ce sont de vrais salauds !!! Quand l’air à nos poumons sera poison, Quand l’eau ne sera plus qu’un trésor Aprement défendu car plus rare que l’or, Qui ira dire aux enfants que nous avions raison ? Quand sur les plages, au soleil, se doreront Les os blanchis des derniers cétacés, Venues sur nos rives juste pour trépasser, Qui plaindra les enfants qui pleureront ? Quand les champs gardés par de féroces cerbères Ne nourriront plus qu’une riche minorité, Le reste servant à assurer leur mobilité, Qui affrontera les enfants affamés au regard sévère ? Quand, le soir, résonnera le chant du Geiger Le long du corps des enfants rentrant du parc, Comme le chant funèbre des trois Parques, Devant leur mine triste, qui dira qu’ils exagèrent ? Quand ils s’émerveilleront de voir un oiseau voler Avant de s’apercevoir que c’est un sac en plastique Que le vent emporte dans un ballet fantastique, Je crains que nos excuses ne suffisent à les consoler. Mais que penseront-ils des sinistres pitreries Qui agitent les empires du mal par qui tout est arrivé ? Ces industries du pire qui nous font tous crever Et qui se vautrent dans d'écologiques draperies. Leurs véhicules soudain polluent moins,. Les lessives sont écolo et donnent bon goût à l’eau Le nucléaire est propre, il y a des déchets ? C’est ballot Mais il faut bien allumer sa télé néanmoins. Comment sans cette fée pourraient passer les messages ? Ces mensonges tarifés au prix fort que nous font avaler Des têtes pleines d’eau qui croient que ça nous plaît. C’est ainsi que l’on vend de la bouse aux téléphages. Et pour mieux racler la monnaie de ces peuples captifs On fait payer les communications pour des services qui sont dûs Renseignements, dépannages, services offerts par des vendus Qui s’engraissent à la base sur l’épaisseur de notre suif Le petit peuple paie le prix fort aux nantis de ce monde, Mais quand viendra le moment de payer l’addition, Pas question pour aucun d’user de procrastination. Tous unis ils flotteront dans les sombres ondes. |
| Poeme publié 15 Nov 2007 à 21:34 + 1 Vote Inapproprié |
09 novembre 2007
Où regarderai-je…
Où regarderai-je…
Je crains qu’un jour, ma douce ma tendre,
Tu n’ais plus jamais besoin de m’attendre.
Je me sentirai alors bien triste, bien seul,
Dan ma cabane en bois, dans mon linceul.
Dans ma longue nuit, froide et solitaire,
A quelques centimètres en dessous de la terre,
Dois-je regarder vers le haut et espérer le paradis
Où l’on s’amuse sûrement moins qu’on nous le dit ?
Attendant impatiemment la grosse voix péremptoire
D’un type sévère, le corps auréolé de gloire,
Me demandant de monter vers sa lumière
Et, tout simplement, de l’appeler père.
Dans ce studio en chêne qui abrite mes vers
Depuis que la vie m’a regardé de travers,
Dois-je regarder vers le bas, loin sous la terre,
Et envisager une petite éternité en enfer ?
Mon contrat à la main m’attendra alors le diable.
Ce parchemin que j’ai signé sans le lire au préalable.
Mais je ne suis pas sûr de pouvoir bien rigoler
Quand, dans le climat, je vais me mettre à rissoler.
Je crois que je regarderai simplement devant moi.
Sentinelle figée, adieu amour, adieu émois
Ne me restera alors plus rien que le temps…
C’est peut-être pour cela que j’écris autant.
22 octobre 2007
L’enfant
L’enfant
Assis au bord du chemin, l’enfant est si sage,
Il joue dans la poussière à tracer des chemins
Qu’il creuse doucement avec sa petite main
Tandis que le soleil illumine le paysage
Un grondement sourd monte de l’horizon
Les animaux se taisent, les hommes écoutent
Le môme joue toujours au bord de la route
Ce n’est pas le tonnerre, ce n’est pas la saison
Soudain dans un opaque nuage de poussières
Apparaissent des camions de couleur sable
Qui prennent la route le long des étables
Au volant des soldats qui semblent si fiers.
A l’arrière s’activent d’autres militaires
Qui jettent sur la route des brassées de cadeaux.
L’enfant sursaute, un lui a frappé le dos.
Il attrape avec un sourire le bel objet vert.
Son père crie, mais il est déjà trop tard.
Dans le souffle, qui l’emporte aux cieux
Il vient de perdre son bien le plus précieux.
Il lève vers son Dieu son visage blafard.
Cette scène, partout, toujours, se répète
Pour du bois, du pétrole ou des diamants
L’homme et la mort, ces deux amants
Pour le profit sont prêts à faire la fête.
