L’enfant
L’enfant
Assis au bord du chemin, l’enfant est si sage,
Il joue dans la poussière à tracer des chemins
Qu’il creuse doucement avec sa petite main
Tandis que le soleil illumine le paysage
Un grondement sourd monte de l’horizon
Les animaux se taisent, les hommes écoutent
Le môme joue toujours au bord de la route
Ce n’est pas le tonnerre, ce n’est pas la saison
Soudain dans un opaque nuage de poussières
Apparaissent des camions de couleur sable
Qui prennent la route le long des étables
Au volant des soldats qui semblent si fiers.
A l’arrière s’activent d’autres militaires
Qui jettent sur la route des brassées de cadeaux.
L’enfant sursaute, un lui a frappé le dos.
Il attrape avec un sourire le bel objet vert.
Son père crie, mais il est déjà trop tard.
Dans le souffle, qui l’emporte aux cieux
Il vient de perdre son bien le plus précieux.
Il lève vers son Dieu son visage blafard.
Cette scène, partout, toujours, se répète
Pour du bois, du pétrole ou des diamants
L’homme et la mort, ces deux amants
Pour le profit sont prêts à faire la fête.