17 novembre 2007
On vous enfle avec l'écologie !!!
| Comment un poème qui démarrait plutôt bien part soudain en live ? Des fois, quand gronde la colère,la plume se laisse aller. Si les services publics et les FAI se sentent visés, tant mieux, ce sont de vrais salauds !!! Quand l’air à nos poumons sera poison, Quand l’eau ne sera plus qu’un trésor Aprement défendu car plus rare que l’or, Qui ira dire aux enfants que nous avions raison ? Quand sur les plages, au soleil, se doreront Les os blanchis des derniers cétacés, Venues sur nos rives juste pour trépasser, Qui plaindra les enfants qui pleureront ? Quand les champs gardés par de féroces cerbères Ne nourriront plus qu’une riche minorité, Le reste servant à assurer leur mobilité, Qui affrontera les enfants affamés au regard sévère ? Quand, le soir, résonnera le chant du Geiger Le long du corps des enfants rentrant du parc, Comme le chant funèbre des trois Parques, Devant leur mine triste, qui dira qu’ils exagèrent ? Quand ils s’émerveilleront de voir un oiseau voler Avant de s’apercevoir que c’est un sac en plastique Que le vent emporte dans un ballet fantastique, Je crains que nos excuses ne suffisent à les consoler. Mais que penseront-ils des sinistres pitreries Qui agitent les empires du mal par qui tout est arrivé ? Ces industries du pire qui nous font tous crever Et qui se vautrent dans d'écologiques draperies. Leurs véhicules soudain polluent moins,. Les lessives sont écolo et donnent bon goût à l’eau Le nucléaire est propre, il y a des déchets ? C’est ballot Mais il faut bien allumer sa télé néanmoins. Comment sans cette fée pourraient passer les messages ? Ces mensonges tarifés au prix fort que nous font avaler Des têtes pleines d’eau qui croient que ça nous plaît. C’est ainsi que l’on vend de la bouse aux téléphages. Et pour mieux racler la monnaie de ces peuples captifs On fait payer les communications pour des services qui sont dûs Renseignements, dépannages, services offerts par des vendus Qui s’engraissent à la base sur l’épaisseur de notre suif Le petit peuple paie le prix fort aux nantis de ce monde, Mais quand viendra le moment de payer l’addition, Pas question pour aucun d’user de procrastination. Tous unis ils flotteront dans les sombres ondes. |
| Poeme publié 15 Nov 2007 à 21:34 + 1 Vote Inapproprié |
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